OBJECTIF : Faire du Rhin supérieur une seule et même entité de vie économique
Nous voulons une Région Alsace autant tournée vers le reste de la France que vers l’Allemagne et la Suisse. Ceci est cohérent avec la spécificité historique, géographique et culturelle de l’Alsace comme avec une vision pro européenne d’effacement des frontières au sein de l’Union européenne.
Nous voulons faire du Rhin supérieur une seule et même entité de vie et d’économie. Face à une mondialisation sur laquelle les pouvoirs publics ont peu prise, renforçons cet échelon régional qui, rendu plus cohérent, sera plus réactif et réceptif aux besoins économiques, sociaux et environnementaux locaux.
Les économies d’échelle, à moyens égaux, permettraient une plus grande marge de manœuvre et une plus grande ambition pour les projets : aéroports, infrastructures culturelles et sportives, emplois, politiques industrielles, recherche et développement…
Ainsi le taux de chômage est deux fois plus important en Alsace qu’au Bade-Wurtemberg voisin ; nous devons nous rattacher aux dynamiques qui existent chez nos voisins, notamment en matière économique - industrie pharmaceutique bâloise, Véhicule du futur Alsace - Franche-Comté en lien avec l’industrie automobile très présente au sud de l’Allemagne : Stuttgart, Munich,… - comme en recherche et innovation (recherches sur les nouveaux carburants…).
Il s’agit bien de créer, à un tel niveau de Grande Région, une dynamique de projets et de développement économique, appuyée sur le tissu industriel existant : exemples : chimie verte pour l’agriculture autour de Bâle, énergie issue du sol dans le Nord Alsace autour des sources d’eaux chaudes, domotique (maison intelligente)
De même, une large synergie pourrait s’opérer dans le domaine des transports : ainsi, une série de jonction sur le Rhin et une politique de co-investissements d’infrastructures pourraient permettre de partager les flux routiers et ferroviaires tant pour le déplacement des personnes que pour le transport des marchandises.
On peut également esquisser d’autres thèmes de coopérations fortement structurées (l’université, la santé, la protection de la nature, l’énergie.
Tout comme pour le développement durable quand nous demandons que chaque décision soit systématiquement pensée à l’aune de ce développement durable, nous posons comme principe que chaque décision de la Région soit dorénavant pensée à l’aune de la coopération et de la mutualisation transfrontalière.
Dans l’espace rhénan la Région jouxte deux Etats fédéraux qui accordent de larges compétences à ses « Länder » comme à ses « cantons ». Les instances institutionnelles et politiques de coopération existante peinent à démontrer leur efficacité. Nous proposons d’impulser des collaborations par projets structurants, appuyés sur des formes d’organisation complémentaires :
- Appui à la création de groupements de coopération transfrontalière (GECT) qui se développent au sein de l’Union européenne, entre ses communautés urbaines et ses districts sur des orientations compatibles avec les orientations globales de la région Alsace.
- Organisation directe de rencontres régulières entre les exécutifs de nos collectivités, au delà du « Conseil rhénan »
- Réunions régulières entre parlementaires européens et nationaux du Palatinat, du Pays de Bade et d’Alsace qui pourraient contribuer à des synergies à Bruxelles, Paris, Berlin.
- Définition de fortes priorités transfrontalières (ex : enseignement et formation, culture et communication, aménagement du territoire et transports, environnement et qualité de vie, dispositifs d’information et de défense des consommateurs.
- Ouverture d’un bureau commun de représentation permanente auprès des institutions européennes (à Bruxelles notamment) pour tout le Rhin Supérieur.
Mais le « transfrontalier » suppose aussi la défense d’intérêts communs avec la Lorraine et la Franche-Comté dans de nombreux domaines (Parc naturel, lignes ferroviaires à grande vitesse, filières d’activité économique – dont le bois).




