montee21La Région est le niveau pertinent pour répondre aux grands enjeux d’avenir pour l’Alsace, qui auront nécessairement des répercussions sur nos conditions de vie, de travail, de mobilité et de cadre de vie.

Nous dénonçons en conséquence la volonté politique gouvernementale de remettre en cause la décentralisation, en outre dans des conditions qui imposeront aux électeurs de se prononcer en mars sans connaître précisément les futures compétences de la Région après 2015, ni même le degré de maîtrise fiscale qui lui sera laissé.

Réformistes et rigoureux, nous proposons toutefois de simplifier sans attendre l’action des collectivités en supprimant les doublons de compétence exercées aujourd’hui avec les autres collectivités. Cette gestion permettra d’optimiser des marges de manœuvres financières indispensables.

Notre conviction générale à partir de laquelle nous avons construit notre programme tient en 4 grands principes :

1- La collectivité publique doit être responsable quant à ses décisions et vis-à-vis des contribuables.

Le meilleur usage du denier public passe par une mise en cohérence des différentes actions entreprises, une plus grande coopération entre les organismes agissant dans des domaines équivalents ou proches, un partenariat plus fort entre toutes les collectivités alsaciennes pour lequel la Région doit jouer un rôle de « mutualisation des moyens », une vision de prospective de long terme permanente pour donner à voir le monde futur que chacune de nos décisions construit sans jamais reporter à demain des coûts que nos successeurs ne pourraient supporter.

Responsable vis-à-vis des contribuables, c’est aussi leur demander leur avis sur les grands projets structurant de la Région et nous instaurerons des consultations citoyennes directes des habitants pour des grandes décisions engageant l’avenir de l’Alsace.

2- L’économie réelle vaut plus que l’économie financière.

La tempête qu’a traversée le monde du fait de spéculations inconsidérées des marchés financiers affecte aujourd’hui durement l’économie réelle et notamment l’industrie très présente dans notre région. Nous voulons nous situer résolument du côté des entrepreneurs, en particulier des petits, des artisans, de tous ceux qui contribuent à la qualité et à la densité de notre tissu économique, qui sont le poumon de l’économie réelle, créatrice d’emplois et de richesses.

3- le modèle Alsacien : un dépassement des frontières passées et un véritable pouvoir régional c’est l’avenir !

Dans l’histoire des hommes et des civilisations, les fleuves n’ont jamais constitué des barrières de séparation mais des voies de communication et d’échange pour les peuples riverains ; c’est dans les vallées fluviales que se formaient les grands noyaux de développement autour desquels se fondaient les civilisations.
Il est donc temps de considérer que le Rhin n’est pas une frontière et que notre Région devrait, car c’est sa réalité historique et culturelle, faire non seulement le choix franc du bilinguisme français-allemand mais aussi faire du dialogue avec nos voisins suisses et allemands une réalité quotidienne. Après tout, en terme de population ou de superficie, l’Alsace est plus importante que bien des Etats européens tels que Malte, le Luxembourg ou l’Islande. Ceci implique de se battre pour une décentralisation aujourd’hui mise à mal par la réforme des collectivités locales, une région plus forte avec le futur Conseil d’Alsace qui rassemblera les élus d’Alsace en portant haut et fort le message des alsaciens. Le projet de loi sur la réforme des collectivités locales et celui sur la fiscalité locale menacent directement les initiatives déjà très limitées des régions. Parti de la décentralisation et de la subsidiarité nous porterons l’idée d’un nouveau modèle, qui refonde un vrai pouvoir régional revendiquant une plus grande autonomie, notamment réglementaire et fiscale. Nous nous inscrivons résolument dans la perspective d’une Europe des régions avec un fédéralisme différencié qui tienne compte des identités de chaque région en Europe. L’organisation de débats citoyens, la place des associations et un renforcement de la Chambre Régionale des comptes compléteront un modèle de gouvernance équilibrée.
Nous voulons une nouvelle articulation territoriale garantissant les services de proximité dans les bassins de vie ou les pays, là où nos concitoyens en ont besoin, et mettant fin à l’organisation du territoire basée sur les découpages électoraux.
Elle s’inscrira enfin dans la revendication d’un véritable pouvoir normatif, comme dans la plupart des autres régions européennes.

4- Le développement durable de notre Région se prépare maintenant

Bien que déjà engagée fortement dans certains domaines comme le transport collectif ou les énergies solaires, notre Région a des atouts géographiques pour devenir une région européenne phare en matière de mutation économique durable. Ces choix, ces impulsions, nous devons les faire maintenant pour que d’ici 10 à 20 ans, nos activités ne compromettent plus l’avenir de la planète ni celui de nos enfants.