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En moins de trois semaines, François Bayrou est venu deux fois en Alsace. Rien à voir, selon lui, avec le faible score (entre 4 et 5 %) de la liste Alsace Démocrate dans les sondages, l’intéressé faisant peu de cas des enquêtes d’opinion. « Je suis allé dans toutes les régions françaises au moins deux fois », affirme le patron du MoDem, venu « assurer Yann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet de son amitié et de son soutien ». Après un échange, dans un restaurant de Stutzheim, avec des acteurs de la formation, il a appelé, lors d’un point presse, à « la mobilisation de l’électorat, pour éviter que les plus mobilisés, les plus enrégimentés qui en profiteront ».

Interrogé sur la présence de Corinne Lepage, responsable de Cap 21 et vice-présidente du MoDem, au meeting d’Europe Écologie à Strasbourg, il a répondu que « ces gestes déloyaux sont le contraire de la politique », d’autant plus incompréhensibles selon lui qu’ « Yann Wehrling a été l’un des responsables les plus importants du courant écologiste en France ».

Au soir du 1er tour, il « n’exclut pas un contrat avec une autre liste », sans trancher entre l’une ou l’autre hypothèse. Lui rappelle-t-on que dans le Haut-Rhin plusieurs voix se sont élevées pour écarter toute alliance avec Philippe Richert, il rappelle que « la décision est entre les mains de la tête de liste ». « J’en parlerai avec eux », a souligné François Bayrou qui croit « moins que jamais en l’affrontement droite-gauche », Yann Wehrling insistant sur « les relations de confiance » qui existent entre eux.

Yolande  Baldeweck
dans L’Alsace
le 12 mars 2010
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François Bayrou est revenu hier en Alsace pour soutenir la liste du MoDem conduite par Yann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet. Il a rencontré dans un restaurant de Stutzheim-Offenheim une dizaine de professionnels de l’enseignement et de la formation professionnelle.

Le 22 février, il avait visité des entreprises à Colmar et présidé un dîner-débat avec des chefs d’entreprise à Strasbourg. Hier, après une heure de discussion avec ses invités, il a conclu qu’il fallait une « petite révolution : les Régions doivent aider de manière décisive à l’orientation des élèves, à partir du collège. Il n’y a pas de plus grande inégalité que celle qui existe entre des parents informés qui savent quelle formation choisir pour leurs enfants et des parents pour qui l’orientation est un labyrinthe ». Selon lui, les Régions devraient également collecter l’offre de stages. Enfin, assure-t-il, « la formation linguistique est une exigence ».

Sur un plan plus politique, François Bayrou refuse de commenter des résultats de sondage - « C’est extraordinairement lassant pour les gens », dit-il - et fait constater par les journalistes que « pas une seule fois je n’ai abordé la perspective de 2012. Je ne suis pas dans cette préoccupation mais dans ce qu’on peut faire pour améliorer le présent ». Et le pire est à venir. « On sous-estime beaucoup ce qui va se produire. Nous aurons des rendez-vous extrêmement difficiles. Les problèmes ne pourront pas être résolus dans l’éternel affrontement droite-gauche », dit celui qui se présente comme un homme du centre.

Son opposition à Nicolas Sarkozy doit être traduite comme « l’inquiétude assumée par rapport à ce qui se passe en France. Les valeurs qui sont les nôtres ne sont pas respectées par la politique actuellement suivie ». Que le centre soit électoralement faible ne l’inquiète pas : « Tout courant important, avant d’être majoritaire a d’abord été minoritaire ».

Claude Keiflin
dans les Dernières Nouvelles d’Alsace
le 12 mars 2010